ACHETER LOCAL

Je commence ma chronique ce matin devant une page vide en me demandant de quoi je pourrais parler. Je prends donc une gorgée de café afin de prendre une respiration et réfléchir. Wow! Ce café est merveilleusement bon! Il m’a été apporté par une amie qui l’a acheté au Rwanda pendant son voyage. Du coup, je me demande si je suis un bon patriote en buvant ce café? Parce que plus que jamais, la tendance, c’est d’acheter localement. Il faut faire rouler notre économie intérieure.

Mais comment fait-on pour acheter local quand à peu près tout ce qui est fabriqué vient de la Chine? Il y a des secteurs où c’est assez simple. Si je prends, par exemple, le tourisme ou encore la nourriture. Je peux facilement décider de prendre mes vacances à l’intérieur du pays ou encore de privilégier l’achat de nourriture cultivée ou élevée (dans le cas de la viande) ici. Mais les autres secteurs eux? Tous les biens que je me procure, je fais comment?

Ce n’est pas une cachette, on le sait tous, j’ai un magasin de vélo et je suis bien en mesure de réaliser une volonté populaire sur l’achat local. Ironiquement, j’ai perdu des ventes quand les clients ont découvert que la marque du vélo qu’ils voulaient acheter était américaine. Ils ont donc tourné les talons pour aller acheter ailleurs. Cependant, en faisant ça, ils pénalisent la grande compagnie américaine ou le simple commerçant québécois à votre avis? Poser la question, c’est y répondre! Car la chaîne d’approvisionnement est assez simple: conception locale et fabrication chinoise ou conception étrangère et fabrication chinoise. Ensuite, vente au détail localement. C’est là que notre économie tourne. Si on encourage un commerçant local en mesure de donner un service que les grandes chaines ne donnent pas, on s’assure non seulement de la survie du commerçant, mais aussi de la survie du service qu’il donne. Combien de gens vont s’acheter une voiture en demandant si cette voiture provient d’une usine canadienne? La réalité, c’est que maintenant, les échanges commerciaux sont de nature internationale. Je crois que ce que l’on doit faire comme acheteur, c’est de diriger nos achats vers les entreprises offrant du service car cela nous garantit non seulement qu’on pourra être dépanné en cas de besoin mais cela fait travailler des gens d’ici. Parce que la main-d’œuvre qui était jadis voué à travailler dans des usines de fabrication est maintenant dans les entreprises de service. Que ce soit un plombier, un électricien, un réparateur de vélo, un peintre, un garagiste et j’en passe. Ces gens-là offrent quelque chose que le commerce international ne peut pas offrir. Elle est là, à mon avis, la ligne de pensée que l’on doit tenir. On ne peut pas prétendre d’encourager local, en achetant une marque canadienne chez un grand magasin américain où il faut payer une carte de membre pour avoir le privilège d’acheter. Non, car cette compagnie est liée avec un contrat où le seul vrai gagnant, c’est ce grand magasin. Et vers qui se tournera-t-on en cas de problème? Le géant vous dira, pas de problème, rapportez-nous le produit et on vous en donnera un autre. Ça peut aller, à court terme. Mais, sur le long terme, ce qui se produit, c’est que vous n’avez plus personne pour réparer le produit. Savez-vous que la compagnie canadienne absorbe tous les coûts du produit défectueux car le géant renvoie le produit aux frais du fabricant canadien, qui lui mange ses bas!!!

Pour ma part, c’est ma ligne de pensée. Je ne vais plus dans ces grandes chaînes car elles ont tout mis en place pour n’absorber aucun risque financier. Elles prétendent faire affaire avec des compagnies locales, ce qui est souvent le cas, mais qui paie les frais en cas de problème? Le fabricant local! Ben oui! Je terminerai sur un exemple simple. Si tout le monde se met à acheter des bijoux en ligne, où iront-ils les faire réparer si il n’y a plus de bij

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